Nous et les autres 2 …

En août dernier, j’avais écrit un article sur les réflexions quelque peu désobligeantes que l’on pouvait nous faire lorsqu’on n’arrivait pas à concevoir. Je me rends compte qu’on ne parle pas assez de ces personnes qui, elles, se sentent affectés par notre infertilité. Qu’elles soient touchées directement comme la famille ou indirectement comme les amis ou collègues, elles se sentent concernées par notre détresse. Certes, il y en a moins que dans la première catégorie mais elles sont là et il ne faut pas les oublier parce qu’elles sont d’un grand soutien pour nous.

Il y a peu de temps, lorsque j’expliquais à une de mes collègue que nous faisions le deuil d’avoir un jour un enfant, j’ai été surprise de la voir presque pleurer pour nous… Elle ne peut pas imaginer qu’un couple de « jeunes » ne puissent pas pouvoir être parents alors qu’ils le veulent. Eh oui Dame Nature est souvent injuste! Ce 3ème échec l’a donc vraiment affecté de même que… ma chef ! Elle pensait que je venais dans son bureau pour lui annoncer une bonne nouvelle et, à la place, je lui dit que je reprendrai un protocole en juin. Le choc! Elle rougit, avec les larmes aux yeux, elle me dit qu’il ne faut pas perdre espoir et que nous allons y arriver. Et moi (et ma grande délicatesse) qui lui répond que je sais que ca ne marchera pas mais qu’on fait tout pour ne pas regretter quand on sera plus âgés (toujours ce réflexe de protection…).

Oui, à force de voir les échecs s’accumuler, nous développons la faculté de nous protéger. Mais souvent nos proches ne l’ont pas et sont d’autant plus affectés. Certaines personnes ne peuvent s’imaginer vivre ce parcours, elles nous voient fatigué jour après jour et enchaîner les rendez-vous sans se plaindre pour, au final, vivre l’échec. Une autre collègue m’a même dit qu’elle admirait mon courage face à ce genre d’épreuve de la vie. Du courage… mouais, moi je ne le vois pas comme ça. J’ai répondu qu’il y avait bien pire dans la vie même si j’avoue que ce n’est vraiment pas facile tous les jours, et puis si nous voulons un enfant, nous n’avons pas le choix nous devons passer par ce parcours…

Toutes ces personnes sont l’exact contraire de celles qui font des remarques peu sympathiques. Leur empathie est bel et bien là et, même si parfois elle nous ajoute de la tristesse dans notre détresse, elle est souvent source de réconfort et d’encouragement. Notre force de continuer peut venir de ces personnes proches ou moins proches qui, ne serait-ce que par leurs émotions et le fait de ne pas nous juger, nous aident plus qu’elles ne le pensent.

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Aucune surprise…

Je n’ai pas écrit en fin de semaine dernière et pour cause. .. cette 3ème IAC est encore un échec. Je pense que ca va devenir barbant à la longue pour vous! Mais il faut vous habituer! Eh oui mon corps et dame nature se sont ligués pour que jamais je ne connaisse cette joie de tomber un jour enceinte.

C’est aussi la raison pour laquelle je ne voulais pas mettre mes proches au courant. Ils se retrouvent de plus en plus affectés par les échecs… Ma soeur aurait tellement aimé avoir cette prise de sang positive comme cadeau de mariage, et à la place il y a ce nouvel échec. Mes collègues aussi sont tristes pour moi, elles ont bien plus d’espoir pour moi que je ne pourrais jamais avoir. Je leur ai dit de s’habituer à ça mais chaque fois je me fais disputer… mais c’est comme ça que je me protège pour ne pas m’effondrer. Lorsqu’on me demande les résultats, je dis maintenant « c’est négatif, comme d’habitude. .. », une habitude qui nous mènent de plus en plus vers notre future vie de Non-parents. Cette vie que je redoutais étant plus jeune mais à laquelle je commence à me faire parce que nous n’aurons certainement pas le choix.

Nous allons donc reprendre le protocole IAC 4 en juin. Des choses stressantes étant déjà prévues pour fin mai, nous n’allons pas en ajouter d’avantage!

Quand ton corps n’en a rien à foutre…

Aujourd’hui je suis à 13 dpo. Comme après chaque stimulation, avec ou sans IAC, mon corps aime me rappeler que j’ai ovulé et que, potentiellement, je pourrais être enceinte (mouais arrête ton char, j’ai bien compris ton p’tit manège !) . Des douleurs par ci par là qui font que, même si je ne veux pas y penser, eh bien lui n’en a strictement rien à foutre et me rappelle ce que je lui fait subir! Douleurs de règles depuis 7-8 dpo, douleurs de seins ( impossible de dormir sur le ventre aux alentours de 8-9 dpo mais depuis ca va mieux…), dégoût de la viande rouge ( mais ça, ça m’arrive parfois…), fatiguée (comme d’habitude). (Ai-je le droit de dire que mon corps est une enflure ?!) Bon je sais que je lui en fait baver depuis presque 3 années de stimulations acharnées mais bon c’est quand même lui qui ne veut pas fonctionner comme il faut non?

Trêve d’énervement, puisque je vis avec, je n’ai pas d’autre choix que de l’écouter ce corps… Mais (il y a toujours un « mais »), malgré toutes ces « pseudo-alertes », mon cerveau lui refuse d’y croire… Il a trop souffert… L’ovitrelle donnant ces symptômes qu’on voudraient toutes avoir pour une bonne raison, je ne m’y suis pas fié. Mais c’était sans compter les bugs que mon cerveau peut avoir… « Et si? », « Si cette fois, ça avait marché? », « Si, en fait, je me voilais totalement la face? », « ce symptôme là je ne l’ai pas eu?! ». C’est vrai, parfois je me perds dans de vagues pensées à y croire puis je reviens à la raison. Avec tous ces traitements, je ne peux pas me fier aux symptômes et puis, des symptômes j’en ai à chaque fois.

Monsieur, lui, y croit: « Tout était bon cette fois! Ton beau follicule et mon spermogramme! Une belle glaire d’après le gynéco! Et je te trouve plus de nausées qu’à l’habitude. Tu en penses quoi toi? Tu y crois? ». J’aimerais tellement qu’il ait raison, que son instinct soit bon. Je ne veux plus tomber de haut et je veux lui (nous) donner cet enfant tant désiré. Il ne me reste plus longtemps à attendre, dans les prochains jours je devrais avoir mes règles.. . A suivre. ..

IAC n°3 : check !

Tout est dans le titre… la 3eme insémination est enfin faite! C’est avec pas mal de stress pour Monsieur comme pour moi que nous l’avons faite mercredi.

Lundi, je suis allée faire ma prise de sang puis mon écho comme d’habitude. Dès que le Dr R. a mis la sonde de l’échographie, nous l’avons vu. Ce très beau follicule de 19mm… 19mm!!! C’est la première fois que j’ai un follicule aussi gros! Je suis surprise que mon corps réagisse si bien depuis 2 ans et demi que je suis sous gonal. Ce corps qui me fait défaut depuis tant d’années et que je déteste de plus en plus depuis que je sais que je risque de ne jamais tomber enceinte… Ça fait du bien de voir qu’il peut être conciliant parfois… Monsieur était très content mais aussi très stressé. La peur d’avoir, comme pour l’IAC 2, des résultats de spermogramme très moyens alors que pour une fois « j’avais bien travaillé »…

Après avoir fait l’ovitrelle le soir même, l’insémination était donc prévue pour le mercredi. Rendez-vous pris à 8h10 pour Monsieur, c’est avec de l’appréhension que nous avons pris la route tout en essayant de se rassurer l’un l’autre. Un bon petit déjeuner et un peu de shopping en attendant que les laborantins fassent leur travail de tri, c’est notre petit rituel depuis la première IAC. A 11h30 nous allons chercher la préparation et allons en salle d’attente du Dr B…. Encore un nouveau gynéco ( la mienne étant absente), j’ai peur… Vient notre tour et, ô joie, ce Dr B. est très gentil et très doux, autant dans ses paroles que dans ses gestes. Il nous rassure sur le nombre de spermatozoïdes qui est presque 3 fois supérieure à la dernière fois. C’est donc plus serein que nous avons fait cette 3ème insémination. Résultats dans 15 jours!

Des nouvelles

Tout d’abord, je tiens à m’excuser de cette absence de plusieurs mois. Monsieur et moi avions besoin d’être loin de tout ça et nous retrouver, profiter de nos vacances sans y penser. Nous devions reprendre un protocole en octobre ou novembre, mais c’était sans compter d’autres problèmes qui influent sur la fertilité : ma thyroïde…  Lire la suite

Les questionnements…

Je devais refaire un article lorsque j’aurais eu mes résultats mais je n’en ai pas eu le temps ni vraiment le courage, je l’avoue… Je récapitule donc: je devais faire une prise de sang le mardi 11 juillet si je n’étais pas encore réglée. Le lundi j’étais persuadée qu’elles allaient débarquer, j’ai donc prévenu mon Tiaki pour ne pas qu’il se fasse de faux espoirs. Mais arrivé au mardi matin, elles ne s’étaient toujours pas pointées… Petite lueur d’espoir même si j’étais encore et toujours persuadée que ça n’avait pas fonctionné, nous nous sommes rendu au labo pour le fameux dosage de Beta-hcg. 

Je devais recevoir les résultats rapidement sur internet. Je n’étais pas chez moi ce jour là car une amie avait besoin de moi, j’étais donc à 1h30 de route de mon Tiaki. Nous étions stressés chacun de notre côté mais je ne devais rien laisser paraître car mon amie était en pleine séparation et n’avait pas besoin que j’en rajoute… Nous sommes allées au resto et en sortant, j’ai regardé si les résultats étaient apparus. Le couperet tombe, c’est négatif… Même si j’en étais persuadée, j’étais très déçue…

Je n’ai prévenu Tiaki que lorsque je suis rentrée, je ne pouvais pas lui dire en message. Nous avons parlé ce soir là, je lui ai dit que je ne savais pas si je pourrais supporter de refaire une insémination le cycle d’après. Je ne pensais vraiment pas réagir ainsi à cet échec sachant qu’une semaine avant je le savais. Mais il ne faut pas se leurrer,  l’espoir est toujours là,  au fond de nous malgré tout. Mon cycle a finalement démarré le lendemain et je pense que l’arrêt de la progestérone y était pour quelque chose… 

Nous avons quand même pris la décision de faire l’IAC n°2 pour ce cycle. Je pense que l’échec de la n°1 est peut-être lié au fait que, la veille du déclenchement de l’ovulation, j’avais un follicule de seulement 14mm et quelques. J’espère que la stimulation sera plus longue pour celle-ci afin d’avoir un follicule d’au moins 17mm et donc un bel ovule fécondable. Nous allons en parler avec le gyneco afin qu’il puisse en toucher un mot au centre PMA.

Au mois d’août le centre PMA sera fermé et nous serons en vacances en septembre donc la suivante ne sera qu’en octobre… Cela me laissera 2 mois pour me reposer et reprendre des forces ! 

Depuis 1 semaine, l’attente…

Les personnes qui sont en essai bébé ou en PMA connaissent cette attente. 15 jours, ça ne paraît pas comme ça, mais c’est extrêmement long lorsqu’on attend quelque chose d’important! Deux semaines de doutes, d’appréhension, d’écoute de son corps et parfois d’espoir… 

Voilà maintenant 8 jours que l’insémination a été faite… Malgré le fait que je sois dans l’optique de ne pas espérer,  je souhaite quand même vous faire partager mes « symptômes ». Oui je mets des guillemets, tout simplement parce que, jusqu’à preuve du contraire, on ne peut pas parler de symptômes à proprement parler. De plus, pendant ces 4 années d’essai, je pense avoir eu la majeure partie de ces pseudo-symptômes de grossesse qui te font espérer pendant 15 jours puis t’effondrer à la fin du cycle… 

Les premiers jours suivants l’IAC , je n’ai pas ressenti grand chose… A vrai dire, à part la fatigue je n’ai eu aucune douleurs ou autres. C’est à partir de samedi, soit le 5ème jour après l’IAC (dpo 5 pour ceux qui préfèrent), que j’ai ressenti les 1ères gênes. Lorsque j’étais allongée j’avais des sortes de douleurs sur le côté où j’ai ovulé (à droite). Le dimanche les douleurs étaient les mêmes (debout) avec en plus des picotements dans l’utérus. Depuis, j’ai toujours cette gêne parfois lancinante à droite, des douleurs légères de règles et grosses douleurs à l’utérus quand j’éternue. 

Je sais très bien que ces ressentis sont certainement liés aux traitements, et c’est bien pour ça que je ne me fais aucune illusion. Nous aurons le verdict le 11 si je ne suis pas réglée d’ici là !